Pourquoi tu as des craquages toujours en fin de journée (et pourquoi ce n'est pas un hasard ! )
- Lisa Tourlan
- 15 août
- 4 min de lecture

18h30. Tu es devant le placard. Le paquet de gâteaux était plein il y a quatre minutes, il est à moitié vide maintenant. Tu ne te souviens même pas avoir décidé de l'ouvrir. Tu regardes le paquet, tu regardes l'heure, et cette petite voix arrive, celle que tu connais par cœur : "Encore. Tu n'as vraiment aucune volonté."
Sauf que ce soir, j'aimerais que tu arrêtes d'écouter et de croire cette voix. Parce qu'elle se trompe.
Ce n'est pas un manque de volonté, c'est un manque tout court !
Tu ne craques pas parce que tu es faible. Tu craques parce que tu es vidée, à bout.
Et une journée où tu arrives épuisée à 18h, ce n'est jamais un problème qui survient à 18h. C'est un problème qui a commencé bien plus tôt — au moment où tu as senti la première fatigue, et où tu as continué quand même, parce qu'il fallait tenir.
Repense à ta journée:
Le café avalé debout à 6h30
Le déjeuner expédié en 8 minutes entre deux mails, ou carrément sauté "parce que pas le temps"
La charge mentale qui tourne en fond toute la journée — la liste de courses, le rendez-vous à ne pas oublier, la phrase de ta collègue qui te trotte encore dans la tête à 15h.
Aucun vrai moment pour souffler, pour manger tranquille, pour te recentrer.
Tu as tenu bon toute la journée. Et vers 18h, tu commences à relâcher la pression.
Le corps, à ce moment-là, ne te demande pas, il réclame.
Vite, fort, et n'importe quoi fera l'affaire — mais quitte à choisir, prends quelque chose de sucré, de gras parce que quand tu es à ce point vidée, tu ne choisis plus, tu attrapes ce qu'il y a sous la main et ce dont tu as envie c'est pas un fruit mais un paquet de gâteaux.
C'est ton corps qui te dit, à sa façon un peu brutale, que tu tiens sur les nerfs depuis 7h du matin.
Et c'est là que je te redis ce que je répète à mes clientes depuis le début : je ne t'aide pas à perdre du poids. Je t'aide à enlever des poids. Et le premier, souvent, c'est celui-là — celui de croire que c'est de ta faute. Et que tu n'arriveras jamais à te défaire de ces grignotages.
Les signes que tu es déjà à bout (avant même 18h)
Avant le craquage du soir, il y a toujours eu des signes.
Je t'en donne 3 à repérer, mais il peut en avoir bien plus...
Le coup de mou de 16h que tu noies sous un café.
Ce n'est pas un manque de caféine, c'est déjà de la fatigue accumulée qui parle et un besoin d'évacuer les tensions.
L'irritabilité qui monte sans raison précise en fin d'après-midi.
Tu t'énerves pour un mail, un bruit, une broutille. Ce n'est pas ton caractère qui change, c'est que tu n'arrives plus à gérer le stress et les émotions qui vont avec.
Tu regardes l'heure vers 17h, tu mangerais bien quelque chose mais tu te dis que ça n'est ni le lieu ni le moment.
Le besoin de décompresser se fait sentir mais tu te retiens parce que tu n'as pas le droit de craquer, ça n'est pas bien pour ton poids.
Ce que tu vas faire, concrètement, dès demain, pour limiter ces craquages
Eh non, tu ne vas pas te mettre au régime ou faire plus attention à ce que tu manges. Tu as déjà essayé plein de fois et ça ne marche pas, alors oublie ça !
J'aimerai que tu testes une seule chose : te donner un vrai moment de pause dans l'après-midi, avant que tu ne sois à bout.
Et choisis ce qui te fait réellement envie: un fruit, du chocolat, des gâteaux, un yaourt; quelque chose où tu sens que ça va pleinement répondre à ton envie de te faire du bien.
Ça peut être juste cinq minutes assise loin de ton écran et te concentrer sur ta respiration — peu importe quoi, l'idée est de te donner quelque chose vers 16h, avant d'être vidée.
Parce que ça permet à ton système nerveux de s'apaiser et ça évite que ton corps, arriver à 18h, soit en état d'urgence, et qu'il te fasse rejouer la scène du placard ou du frigo.
Teste-le une seule fois, demain, à l'heure où tu sens d'habitude le petit coup de mou. Regarde simplement ce qui se passe à 18h ce soir-là, en comparaison des autres jours.
Et la prochaine fois que tu sentiras ce petit relâchement en fin d'après-midi, tu sauras ce que ton corps te dit. Tu n'auras plus besoin d'attendre d'être rentrée chez toi et d'ouvrir ton placard pour comprendre ce qui s'est joué dans ta journée.
Retiens bien que ce n'est pas une histoire de volonté. C'est une histoire d'écoute. C'est souvent tout un rapport à la nourriture, au corps et au rythme de vie qui mérite d'être regardé autrement.
Ton corps a besoin de réguler ses émotions, de retrouver de l'énergie et ça passe parfois par l'alimentation.
Contrairement à la volonté, être à l'écoute de ses besoins et de ses envies, ça s'apprend.
Tu te reconnais dans ce scénario ?
J'ai voulu créer un espace intime pour échanger sur ta problématique, loin des injonctions et des solutions toutes faites.
Réserve ta session découverte si tu as envie d'y voir plus clair sur ce qui se joue vraiment dans tes journées — on regarde ensemble d'où viennent ces craquages, sans jugement, et sans nouveau régime à la clé.


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