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Ces croyances alimentaires qui te font porter les mauvaises lunettes (et culpabiliser pour rien)!

  • Photo du rédacteur: Lisa Tourlan
    Lisa Tourlan
  • il y a 2 heures
  • 4 min de lecture

des lunettes de soleil posées sur une table avec en arrière-plan une femme qui boit un café

Hier soir, une part de gâteau. Une seule.


Et pourtant, dans ta tête, le procès a déjà commencé. "Encore une fois, j'ai craqué. Je n'ai vraiment aucune volonté." "Demain, je me reprends en main." "Si j'étais quelqu'un de bien, j'aurais dit non."


Tu connais ce tribunal intérieur. Il siège presque tous les soirs, souvent à la même heure, avec le même juge, le même verdict.

Sauf que ce juge, ce n'est pas toi. Ce sont tes croyances alimentaires — des lunettes que quelqu'un d'autre t'a posées sur le nez il y a longtemps, et que tu n'as jamais pensé à retirer.


Une croyance alimentaire, c'est une paire de lunettes que tu n'as pas choisie


Une croyance, ce n'est pas un fait. C'est un filtre. Une conviction qui s'est installée avec le temps — via ton éducation, la société, une expérience isolée transformée en règle générale — et qui, depuis, décide à ta place de ce qui est "bien" ou "mal" de manger.

Le problème, ce n'est pas que tu aies des croyances. Tout le monde en a et c'est ce qui motive nos choix.

Le problème, c'est quand ces lunettes déforment tout ce que tu regardes: ton assiette, ton corps, ta valeur.

Voici quelques croyances que je croise très souvent chez mes clientes :


❌ "Le sucre, c'est l'ennemi."

❌ "Je dois finir mon assiette, sinon je gâche.."

❌ "Si je me ressers, ça veut dire que je craque."

❌ "Une femme qui mange beaucoup, ça ne se fait pas."

❌ "Je n'ai aucune volonté face au sucré..."


Prises séparément, elles paraissent presque anodines. Empilées jour après jour, elles finissent par devenir ta vérité. Et cette vérité-là, tu ne la remets jamais en question — parce qu'on ne remet pas en question ce qu'on ne voit même plus.


Pourquoi tu gardes ces lunettes vissées sur le nez?


Personne ne choisit ses croyances alimentaires. On te les a transmises.


"Finis ta soupe, sinon pas de dessert." Ça, c'est l'éducation.

"Une personne ronde, c'est qu'elle se laisse aller." Ça, c'est la société.

"J'ai grossi la semaine où j'ai mangé des pâtes tous les jours, donc les pâtes font grossir." Ça, c'est une coïncidence transformée en loi universelle.

Avec le temps, ces phrases arrêtent d'être des opinions. Elles deviennent des évidences. Et une évidence, on ne la questionne pas — on vit à travers elle, sans même se rendre compte qu'elle est là.


Ce que ces lunettes déforment vraiment


Voilà ce qu'elles provoquent, concrètement :

  • Le contrôle permanent — chaque aliment est pesé, chaque écart est noté dans ta tête, la nourriture qui perd tout son rôle de plaisir pour devenir une tâche à réussir.


  • Les interdits — et tout ce qui est interdit finit, un soir de fatigue ou de trop-plein émotionnel, par ressortir en craquage.


  • Les jugements — un aliment "bon", un aliment "mauvais", et toi qui deviens "bonne" ou "mauvaise" selon ce qu'il y a dans ton assiette.


Et c'est là le vrai piège : ce ne sont pas tes kilos le problème. Ce sont les poids que tu portes dans la tête, sur tes épaules. La culpabilité, la honte, la peur de mal faire — ce sont eux qui t'épuisent, bien avant la nourriture elle-même.


Et si le problème, ce n'était pas ta volonté ?


Si tu culpabilises à chaque écart, il y a de fortes chances que tu penses, au fond, que c'est ta faute. Que si tu n'y arrives pas, c'est parce qu'il te manque quelque chose — de la discipline, de la force de caractère, du mérite.

Ce n'est pas ça.

Ce n'est pas un manque de volonté. C'est une paire de lunettes, posée sur ton nez depuis si longtemps que tu as fini par croire que c'était ta vue à toi.

Et une paire de lunettes, aussi vieille soit-elle, ça se change.


Comment changer de lunettes (sans passer par la case régimes)


1. Repère la phrase qui tourne en boucle

La prochaine fois que tu te sens coupable après avoir mangé quelque chose, note les phrases exactes qui te traversent l'esprit. Mot pour mot, sans l'adoucir.


2. Remonte à sa source

Demande-toi :


⭐️Qui m'a transmise cette idée ?

⭐️Est-ce une vérité, ou juste une phrase que j'ai entendue mille fois ? ⭐️Qu'est-ce qui prouve qu'elle est vraie, aujourd'hui, pour moi ?


3. Essaie une autre monture

Remplace les phrases identifiées, pas par un slogan positif forcé, mais par quelque chose de plus juste. "Le chocolat va me faire grossir" devient "Manger du chocolat avec plaisir ne dit rien de ma valeur."


4. Ne reste pas seule si tu es tentée par remettre tes vieilles lunettes

Ton mental est doué pour te remettre les anciennes montures parce que le changement et l'inconnu il n'aime pas ça — c'est normal, il te protège depuis toujours.

C'est exactement pour ça qu'un accompagnement fait la différence : quelqu'un d'extérieur qui t'aide à voir ce que, seule, tu ne vois plus.



Envie d'essayer de nouvelles lunettes ?


En te libérant de ces idées préconçues, tu ouvres la porte à plus de sérénité et de sécurité intérieure et à une meilleure écoute de toi-même.


Je ne t'aide pas à perdre du poids. Je t'aide à enlever des poids.

Si tu sens que certaines de tes croyances alimentaires te pèsent plus qu'elles ne t'aident, on peut en parler ensemble, sans jugement et sans pression, lors d'une session découverte. Juste pour commencer à y voir plus clair.




une femme assise par terre qui est aidée pour se relever



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